L'heure des olives, roman tragi-comique du belge Claude Donnay

écrit par VandenHende
le 03/10/2021

Synopsis

Constatant que sa vie et son couple se délitent, Nathan Rivière simule un burn out et part se ressourcer à Saint-Walfroy. Il y fait la connaissance d’une femme fascinante et y découvre L’heure des Olives, manuscrit du roman écrit par son père la retraite venue, dont lui-même, indécrottable velléitaire, s’était toujours imaginé porteur. Le père n’ayant aucune intention de publier son œuvre, la tentation est grande pour Nathan, lorsque l’occasion se présente, de se l’approprier. Une supercherie qui va le mener sur des routes imprévues liées au thème du roman…

L’auteur

Né à Ciney en 1958, Claude Donnay a été enseignant. Il se consacre aujourd'hui à l'écriture et à la revue – maison d'édition Bleu d’Encre, qu'il a fondée pour publier les poètes qu'il aime. À ce jour, il a publié 17 recueils de poèmes et participé à plusieurs anthologies. Il écrit aussi des nouvelles, dont certaines sont parues dans les revues Sol’Air, Nouvelle Donne ou RegART. L'heure des olives est son quatrième roman, tous aux éditions M.E.O. Il a reçu le prix Emma Martin pour sa nouvelle Spartacus. La route des cendres, son premier roman, a été finaliste du prix Saga Café. Un été immobile, son deuxième, a obtenu le Prix Mons'Livre

Extrait

Tout atteste la réussite. Les murs terre de Sienne, l’éclairage intégré, les tableaux monochromes d’un peintre coté à la signature illisible, les meubles chinés, cette harmonie dans le désordre des objets… La réussite insolente. Indécente. Les gens qui franchissent le seuil de la maison respirent profondément, comme s’ils pénétraient dans un lieu sacré. Moi, vautré sur le canapé en cuir blanc, j’y étouffe en silence. J’aimerais gueuler ou casser quelque chose de précieux. Une carafe en cristal de Bohème ou ce vase chinois dont le couvercle me nargue. J’étouffe, mais jubile…

Trois mois sans mettre les pieds au bureau. Certificat médical en bonne et due forme. « Burn out profond, ramifié. Difficile à déraciner ». Le docteur Genaux n’a pas peur des mots ni des chefs d’entreprise.

J’ai déposé mon certificat à l’accueil. J’aurais pu monter au sixième étage. Trévort m’aurait écouté, les doigts en éventail sur la table en verre. Prêt à bondir. Comme chaque fois qu’il doit subir un discours déplaisant. J’ai préféré zapper. « Sorties autorisées et même conseillées. » Un chèque cadeau. Trois mois de vacances. « Pour commencer. » Je n’ai pas connu semblable fête depuis la fin des études.

Editions M.E.O. à Bruxelles

276 pages

ISBN 978-2-8070-0296-8 (livre) –  978-2-8070-0297-5 (PDF) –  978-2-8070-0298-2 (ePub)

2Prix : 0,00 EUR

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Portrait de VandenHende
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