"Un autre Regard sur Namur et son Patrimoine", à la "Galerie du Beffroi", jusqu'au 1er Mai

écrit par YvesCalbert
le 15/04/2022

Pour nous permettre de poser « Un autre Regard sur Namur et son Patrimoine », deux photographes namurois,  membres du « Photo Club Imagique », à Jambes – Vincent Cochain et Evangelos Tsouknakis – , exposent une fort jolie sélection de leurs clichés, jusqu’au dimanche 1er mai, à la « Galerie du Beffroi », à Namur.

Lors du vernissage, ce mardi 05 avril – en présence d’Anne Barzin , échevine de la Citadelle, des fêtes et du tourisme -, nous avons pu découvrir l’univers de ces deux artistes, mais aussi notre univers proche, puisque douze communes du « Grand Namur » sont mises à l’honneur dans leurs photographies, parfois réalisées, avec les autorisations voulues, dans des domaines privés.

Le fil conducteur pourrait être la dualité, entre l’ombre et la lumière, la force et la légèreté.

Pour ce faire, Vincent Cochain (°Namur/1964) et Evangelos Tsouknakis (°Liège/1965) introduisent des personnages un peu hors contexte dans différents paysages.

Vous pourrez ainsi retrouver des danseuses sur une passerelle, une vraie « enjambée » de souplesse et de douceur, dans notre urbanisation, photographiée par ces deux artistes, lors d’une de leurs sorties communes, avec un mannequin, comme dans un parc boisé wépionnais.

Tous deux ont, également, réalisé de superbes photographies, prises de l’arrière de la scène du « Théâtre Royal », somptueusement mises en valeur par « ChromaLux », un procédé d’impression utilisé, à Wavre, par « Colorfields Fine Art Printing ».

Si voir des ballerines sur une scène est logique, Vincent Cochain va plus loin, opposant, sur de mêmes photos, des personnages, comme une ballerine et un militaire, la souplesse et la rigidité.

Des corps qui décollent du sol et d’autres bien ancrés, camouflés dans la réalité.

Passionné par les spectacles de danse, sa fille ayant été danseuse, et la nature, Vincent Cochain, parfait  autodidacte, découvrit la photographie en 2009, s’achetant un premier appareil numérique de qualité, à son retour de vacances familiales, en République Dominicaine.

De son côté, Evangelos Tsouknakis étudia la photographie d’art à l’ « Ecole Saint-Luc », à Liège, où il se forma à l’argentique. Pratiquant la photographie en amateur, il réalisa des reportages sur les thèmes du travail en salle de chirurgie et de la condition humaine en usine, ce qui lui permit de voir ses clichés retenus pour le « Prix du Public »  de la « FNAC », à Liège, par la « Ligue des Droits de l’Homme » et le « Musée de la Photographie », à Mont-sur-Marchienne.

A noter que, si aucune photo n’est retouchée, Evangelos Tsouknakis, vice-président du « Photo Club Imagique », nous offre une touche de couleur sur quelques clichés en noir et blanc, où seule son manequin, apparaît en rouge,  grâce à un travail avec « photoshop ».

Lisons ce que ce dernier écrit : « Interpréter et rendre éternel un regard, une émotion, un instant. L’éternité de cet instant est ma plus grande motivation. » 

« Les plus belles photos sont celles qui sont à prendre », écrit, de son côté, Vincent Cochain, secrétaire de la  « FBP » (« Fédération Belge des Photographes »).

Apprécions, aussi, le clin d’oeil de ce dernier, avec la juxtaposition de deux photos de magasins namurois, illustrant des mots de Jean Ferrat (1930-2010) : « La femme est l’avenir de l’homme ».

A eux deux, 101 photos, que je vous laisse découvrir sur place.

Ouverture : jusqu’au dimanche 1er mai, du mardi au samedi, de 11h à 18h, le dimanche, de 12h à 18h. Entrée libre. Contacts : 081/22.84.76 & galeriedubeffroi@ville.namur.be. Site web :  http://www.facebook.com/galeriedubeffroinamur.

Murielle Lecocq & Yves Calbert.

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