Le 300 ECBR asbl a organisé la reconstitution de la Seconde Guerre mondiale à Tancrémont

Ce week-end, plus de 150 véhicules et environ 350 passionnés en uniforme se sont rassemblés au fort de Tancrémont ( Pepinster ) pour une grande reconstitution consacrée à la Seconde Guerre mondiale, avec matériel et véhicules authentiques : Jeep Willys, half-tracks, et même deux chars Sherman reconvertis.
Le Fort de Tancrémont est un fort belge. Les travaux ont commencé en 1935 sur un éperon schisteux à une altitude de 302 m. Il fut inauguré le 8 août 1937et fait partie du Régiment de Forteresses de Liège sois le commandement du 111 Corps d’Armée. Il vient s'ajouter, avec ceux d'Aubin-Neufchâteau, de Battice et de Ében-Émael aux 12 forts de la position fortifiée de Liège construits vers 1880. Il est le dernier fort et la dernière unité belge à se rendre aux forces allemandes lors de la Campagne des 18 jours dans les premiers jours de la Seconde Guerre mondiale. Il est préservé et est visitable.
La caserne souterraine se compose : de neuf blocs de combats indépendants, d’un poste de commandement, de locaux techniques, de la caserne ( cuisine, chambres et hôpital ) et de deux blocs de prise d’air. La ventilation se fait par cheminée à raison de 32000 m³ heure. Tous les blocs sont reliés entre eux par des galeries sur une distance totale de 2500m et à une profondeur située entre 20 m et 27 m. A cela viennent s’ajouter 1411 marches ; 900 points lumineux sont nécessaires pour l’éclairage de l’infrastructure.
Le terrain militaire s’étend sur 45 hectare.L’ouvrage est constitué d’un massif central d’une superficie de 3,3 ha comprenant les bâtiments de combat. Un fossé entoure le massif et est défendu par quatre coffres de contre-escarpe armés.
Le fort a coûté 80.000.000 frs de 1940 soit 2160 milliards d’euros actuels.
Garnison
En 1940, le fort était sous le commandement du Capitaine Abel Devos du 4e Batterie du Régiment de Forteresse Liégeois commandé par le Major Parmentier]. En 1940, le fort était manœuvré par 15 officiers, 54 sous-officiers et 500 soldats dans le fort.
Historique
Le 8 août 1938, le fort fut le dernier de la position fortifiée de Liège à être achevé.
Au moment de l'invasion allemande, des travaux étaient en cours sur le fort. Le bloc principal était accessible via des excavations, compromettant la sécurité du fort. Le 12 mai 1940, les Allemands, après avoir capturé le fort d'Ében-Émael la veille, attaquent. Le commandant allemand, le Général Fedor von Bock, demande la reddition des forts de Battice et de Tancrémont le 20 mai, après la capture du fort d'Aubin-Neufchâteau. Battice se rendit le 22 mai mais Tancrémont refusa. Les Allemands passèrent alors outre le fort. Il ne déposera les armes que le 29 mai 1940, soit un jour après la signature de l'armistice par les Belges, le Capitaine Devos croyant que l'ordre d'armistice ne concernait que l'armée de campagne. Il obtint confirmation écrite du Général Spang de l'ordre de reddition. La garnison fut envoyée prisonnière en Silésie. Achevé en 1937 (mais peaufiné jusqu'en 1938), le fort de Tancrémont-Pepinster sera la dernière unité belge à déposer les armes (29 mai 1940 a 11:00). En effet, il était une des plus modernes forteresses de la ceinture de défense liégeoise.
Actuellement
Le fort est conservé en l'état et est accessible aux visiteurs. Le corps principal du fort dans son enceinte défensive est situé juste au sud de la route nationale RN666 tandis que les blocs B.O et B.P sont situés de l'autre côté de cette route. Le fort est administré par l'Amicale du Fort de Tancrémont qui descend de la Fraternelle du Fort de Pepinster fondée par le Capitaine Devos en septembre 1942 pour réunir les soldats de la garnison et leurs familles.
Un pont "Bailey", un pont militaire américain a été reconstitué pièce par pièce par des passionnés et monté pour l’occasion à Tancrémont. Authentique pont de la Seconde Guerre mondiale, il a connu une longue carrière dans le civil puisque ce n’est qu’en 2021 qu’il a été retiré du service. A ce moment, quelques éléments ont été sauvés. Au départ, ces éléments devaient servir de décor et de présentation didactique mais l’idée de le remettre en service pour y faire rouler des véhicules s’est rapidement imposée. Après de nombreuses recherches d’éléments et de techniques de montage et démontage, des tests de calcul de charge pour un franchissement sans risque sont effectués. 66 mètres de pont complet en simple ou 33 mètres en double en fonction des véhicules susceptibles de le franchir est possible d’être monté sur terrain plat, sur un fossé ou pour franchir une rivière.
Le transport vers le lieu d’exposition s’est effectué sur un semi-remorque moderne.
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Le 300 ECBR asbl
Notre association a pour but de faire connaître le génie de combat militaire américain actif pendant la Seconde Guerre mondiale.
Nous commémorons plus spécifiquement le 300th Engineer Combat Bataillon qui a vaillamment combattu dans nos régions durant l’hiver 1944 – 1945. Pendant plus de trente ans, au sein de différentes associations, nous avons rassemblé du matériel, des uniformes, des documents, des véhicules et des témoignages ; nous avons appris les techniques spécifiques utilisées par unités. Aujourd’hui, structurés au sein d’une asbl, nous proposons des reconstitutions dynamiques pour instruire les petits et les grands. Nos reconstitutions s’articulent autour d’un authentique pont Bailley que nous nous acharnons à compléter. La recherche d’éléments et de pièces en rapport avec ce pont est une préoccupation permanente.
L’histoire du Corps du génie américain remonte à la révolution américaine. Etouffé par les Anglais, le Congrès demanda assistance au roi Louis XVI, qui envoya des officiers du génie pour enseigner les techniques aux USA. C’est la raison pour laquelle la devise « Essayons » est en français.
Prochaine représentation : les 4, 5 et septembre 2026 au fort de Aubin - Neufchâteau ( Dalhem )







































































