Une fresque d’Adèle Renault à Stavelot

écrit par admin
le 29/06/2021
Adèle Renault

En cette fin juin, l’artiste de street art Adèle Renault est venue colorer de son talent le pignon du n°23, Avenue André Grégoire à Stavelot. Adèle est dotée d’une profonde acuité pour observer ce que la plupart d’entre nous trouve banal. Des pigeons aux humains, elle concentre son art sur des représentations réalistes de ces « citadins ordinaires » de la ville sur les toiles ou sur les murs du monde entier. Elle a fait évoluer sa peinture vers une étude minutieuse d’un détail devenu le sujet. Un élément qui peut sembler anodin devient ainsi le centre principal de sa recherche.

Découvrez sa fresque en fast motion (vitesse de vidéo accélérée) via la page Facebook du Centre culturel. Elle est visible du Ravel (sens Trois-Ponts Stavelot) au niveau de l’ancienne gare de Stavelot.

L’interview d’Adèle Renault

Adèle Renault est une artiste connue et reconnue à travers le monde. D’Exbomont à Los Angeles, elle répond à nos questions et nous parle de ce parcours artistique extraordinaire.

Elle était comment Adèle Renault, enfant ?
Elle dessinait, ou lisait ou construisait des cabanes dans les arbres et des barrages dans les ruisseaux.

Quelle est l’œuvre qui selon toi t’a révélée ?
Un travail continu. Il n’y a pas “une” œuvre révélatrice. D’autant plus que je travaille beaucoup en séries.

Parle nous des fameux pigeons d’Adèle Renault ?
Je peins ce que j’observe et j’observe ce que je peins. Dans la rue, vu que je fais du “street art” malgré que je n’aime pas ce terme, je préfère “art”, mais je peins souvent dans la rue, où j’observe du béton et des pigeons. Bien sûr je pourrais peindre du béton en gros plan mais c’est quand même moins emballant que du pigeon un gros plan. C’est le détail qui est devenu mon sujet. Le sujet en soi, il importe peu. C’est la manière de le représenter qui importe.

Quand tu es de retour dans les Ardennes belges, qu’est-ce que tu préfères faire ?
Manger les légumes du jardin de ma mère. Me promener.

Quelques mots sur l’Usine Renault* ?
Ce n’est pas une écurie de Formule 1, malgré qu’elle soit située à quelques kilomètres à vol d’oiseau du circuit de Spa Francorchamps :-)
(* Un qualificatif employé par Jean-Christophe Renault, pianiste surdoué lorsqu’il évoque le travail de ses talentueuses filles Mathilde et Adèle)

La maison familiale à Exbomont, un havre de paix, une maison d’artistes ?
Je n’appellerais pas vraiment ça un havre de paix, quand la sœur joue du piano en bas, la mère joue de la guitare dans le grenier et le papa joue du piano dans son studio dans la grange et que ma chambre est coincée entre les trois.
Mais dehors, la campagne, oui c’est un havre de paix, que j’ai fui à l'adolescence et que j’apprécie maintenant énormément. Mes parents m’ont toujours encouragée dans mes voyages. Et savoir que le havre est toujours là quand je rentre donne des ailes.

On nous prête un hélicoptère capable de faire le tour du monde, détaille nous trois œuvres à toi (et les lieux où elles se trouvent) que tu souhaiterais absolument nous faire découvrir ?
• Une cheminée de 40 mètres recouverte de plumes bleues dans une usine d’acier à Pohang, Corée du Sud.
• Un pigeon de 20 mètres de haut à Hollywood qui regarde vers les collines, devant un studio de casting où de jeunes aspirants acteurs répètent leurs lignes devant le regard méchant mais bienveillant du pigeon. Los Angeles, USA.
• Des plumes colorées pour réchauffer les hivers gris, sur une maison de repos à Linkoping, en Suède.

Quelques mots sur ton intervention à Stavelot ?
L’intervention n’est pas encore faite donc je préfère laisser parler mes bombes de couleurs plutôt que d’écrire des mots.

  • Adèle Renault
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