Le Lot, on est sous le charme!

écrit par JoseBurgeon
le 05/03/2021

Aquiles amis voyageurs !

Au cœur du sud-ouest de la France, le Lot présente des vestiges gallo-romains jusqu’aux souvenirs de la guerre de Cent Ans, en passant par les palais des grands marchands du Moyen Age. Des roches « à vif »…Une rivière presque sèche au fond d’un étonnant cayon…Et là, cramponné à la falaise et faisant partie d’elle, un extraordinaire village médiéval qui étire sa rue unique et cache en son cœur une suite de sanctuaires. Suivons Thomas, notre guide à Rocamadour, sur les pas des pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. La Porte Salmon est la mieux conservée des portes médiévales du village. La chapelle Notre-Dame, sanctuaire principal du pèlerinage, abrite la Vierge Noire qui a accompli tant de miracles. La chapelle Saint-Michel, nichée dans la falaise, possède une fresque du XIIe siècle, unique en France. Quel superbe endroit ! La Basilique Saint-Sauveur du XIIe siècle, classée par l’Unesco, est le plus vaste des sanctuaires de Rocamadour. Le plus authentique est certainement l’église Saint-Amadour, par la simplicité et l’étonnante harmonie de la nef. Les Chapelains habitent le Château.

Quittons le second et grand site de France et longeons la vallée de la Dordogne lotoise. Carennac, patiné le temps, se resserre autour du prieuré fortifié. Loubressac présente l’architecture des belles demeures quercynoises, le château manoir et le portail de l’église d’origine romane. Autoire, dominé par un cirque impressionnant de falaises, est un village idyllique aux façades ouvragées et aux élégantes gentilhommières où les notables de Saint-Céré venaient se détendre. La cité des sept tours, Martel, est connue pour la magnifique Halle.

Le Secteur Sauvegardé de Figeac évoque les riches heures de la cité. Didier du service du patrimoine, nous présente cette « ville d’art et d’histoire » qui fut une étape importante du pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle. Les palais urbains offrent un témoignage exceptionnel sur l’évolution de l’architecture civile. Sur une même façade, l’époque romane se signale par des arcades et un soleilho (grenier ouvert), le gothique par un portail ouvragé, la Renaissance par une tourelle d’angle et ainsi de suite jusqu’au classicisme du XVIIIe siècle. Le Vieux Figeac vit également naître, en 1790, Jean-François Champollion. La place des écritures lui rend hommage au travers de son immense dalle de granit noir coulée au sol : elle représente la pierre de Rosette, ce fragment de stèle égyptienne qui lui permit de décrypter les hiéroglyphes. Du Mexique à la Chine en passant par la Méditerranée, des objets inscrits au pinceau, au calame ou à la plume vous emmènent àla rencontre des civilisations du monde entier.

« En découvrant Saint-Cirq-Lapopie, j’ai cessé de me désirer ailleurs » écrivait André Breton. Tout entier classé Monument Historique, ce lieu célèbre est d’une rare beauté surréaliste et magique. Suspendu au rocher depuis le VIIIe siècle entre le ciel et le Lot qui coule à ses pieds. L’impressionnante église gothique fortifiée domine cet ensemble. Ce village est l’harmonie parfaite des pierres, des toits en cascade de tuiles brunes, des pittoresques maisons à arcades, des échoppes à pans de bois, portes et ruelles escarpés. De nombreux artistes, poètes et écrivains ont été séduits par l’enchantement des lieux.

Autre cité et préfecture du Lot, classée « Ville et Pays d’Art et d’Histoire », Cahors est sanglée dans une boucle du Lot. Habitée par les Gaulois et les Romains, l’antique Divona Carducorum devint au XIIIe siècle, l’une des plus importantes places financières d’Europe, grâce à l’arrivée de marchands et de banquiers lombards. Avec sa nef coiffée de coupoles et son cloître Renaissance, la cathédrale Saint-Etienne veille le samedi et le mercredi sur l’un des marchés les plus typiques du sud-ouest. Une visite des Halles s’impose également pour les produits de bouche quercynois. La construction du Pont Valentré de Cahors, aujourd’hui classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco, s’éternisa de 1308 à 1378. Notre guide Emmanuel nous fait aussi admirer de belles façades gothiques des quartiers médiévaux, de superbes demeures Renaissance et une architecture néo-classique du XIXe siècle. L’ensemble baigne dans un climat méridional, où se conjuguent vitalité et douceur de vivre.

Le Lot sait réveiller les papilles. Sur les causses (plateaux calcaires), au milieu des chênes, l’agneau prend toute sa saveur. L’agneau fermier du Quercy, le Rocamadour affiné en cave, le safran, le melon, le foie gras, le confit de canard…le Lot est une terre de gourmandise.

Albas, petit village pittoresque de la vallée du Lot, mérite aussi une halte. Le Château Latuc termine ce programme lotois chez Jean-François et Geneviève Meynan, deux Belges sympathiques de la région namuroise, qui élèvent leurs vins et mettent en bouteilles à la propriété à Mauroux, face à la superbe église romane de Cabanac (www.latuc.com).

En conclusion, citons la prière du Quercinois : « Seigneur ! donne-moi : la santé pleinement, du travail légèrement, de fins repas très souvent, de l’Amour de temps en temps, mais surtout du CAHORS journellement ! »

Adissiaz !

Adresses utiles :

www.franceguide.com

Comité Départemental du Tourisme du Lot - www.tourisme-lot.com

Texte et photos : @José Burgeon

62 lectures
Portrait de JoseBurgeon
JoseBurgeon