SOLWATER - JALHAY Les routes à batraciens
Chaque année, à cette époque, les batraciens ( grenouilles, crapauds, salamandres, tritons, ….) entament leur migration printanière en direction des mares et étangs qui les ont vus naître afin de s’y reproduire à leur tour. Si leur parcours parfois long de plusieurs kilomètres croise une route, c’est l’hécatombe. Les batraciens appartiennent aux groupes menacés en Wallonie en raison de la raréfaction des points d’eau, la pollution, la diminution des ressources alimentaires ( pesticides ), le braconnage et … la circulation. En différents coins de la région, des bénévoles s’attachent à sauver un maximum de batraciens par l’installation de bâches infranchissables en bordure de route et de corridors de déviation qui les dirigent vers des petits réservoirs enterrés. Matin et soir, ces bénévoles récoltent les prisonniers dans des seaux et vont déverser le contenu de l’autre côté de la chaussée. Parfois, un « crapauduc » a pu être construit sous la voirie permettant ainsi aux migrants de traverser de façon autonome. Pour tenter de limiter cette hécatombe, d’autres solutions sont aussi appliquées telles la mise en place de panneaux routiers à proximité de ces « routes à batraciens », la fermeture de la route durant la nuit, ou encore la création de nouveaux étangs évitant de la sorte ces déplacements saisonniers. (Photos sur www.ardenneweb.eu )
François DETRY