Du 31.01.26 au 03.05.25
En 2026, reprise sous le signe de la photographie au BPS22, avec deux expositions monographiques qui explorent chacune une voie spécifique prise par le médium.
Porcelaine et faits divers du duo Bachelot & Caron emprunte celle de la manipulation technique, faisant de l’acte photographique le lieu d’une théâtralisation baroque, conduisant l’image à un point de tension entre exagérations formalistes et outrances émotionnelles. Une voie singulière qui a conduit depuis quelques années les artistes à la pratique de la céramique mais aussi de la performance.
À l’inverse, ... puisque bafouillent aussi les astres de Chantal Maes inscrit la photographie dans le registre de l’autobiographie, entre intimité et relation aux autres. Confiée au duo de curateurs Jean-François Chevrier et Elia Pijollet, l’exposition redéploie toute l’œuvre de l’artiste en établissant de nouveaux rapprochements entre les séries connues et les travaux inédits. L’artiste et les commissaires ont identifié plusieurs séquences, articulées autour de l’idée de "construction", à la fois plastique et biographique.
Bachelot & Caron
Porcelaine et faits divers
Porcelaine et faits divers, l’exposition de Bachelot & Caron, met en scène un univers foisonnant et dérangeant, où l’horreur se pare d’une précision esthétique. À la croisée de la photographie, de la céramique et de la performance, le duo réveille des mythes oubliés dans un festin baroque, entre opéra grotesque et cinéma expressionniste.
Louis Bachelot (Alger, 1960) et Marjolaine Caron (Paris, 1963), respectivement diplômés en 1984 de l’École Nationale des Arts Appliqués et de l’École des Beaux-Arts de Paris, ont exercé les métiers de scénographe et de costumière pour le cinéma, le théâtre, l’opéra, puis d’illustrateurs pour la presse (notamment Libération, Détective, FHM, VSD et le New Yorker). Pendant vingt ans, les deux artistes ont réalisé de nombreuses illustrations pour Le Nouveau Détective, une presse de faits divers dite "populaire" et souvent décriée par l’intelligentsia. Prenant des photographies de leurs proches mis en situation dans des scènes de crime aussi effrayantes que sordides – avec des mains qui étranglent, des fusils qui pointent, des femmes qui fuient –, Bachelot & Caron construisent leurs images progressivement par collage, assemblage et ajout d’effets picturaux ; le tout grâce à l’un des premiers logiciels de retouche numérique.
Première rétrospective du duo Bachelot & Caron, l’exposition Porcelaine et faits diversprésente, pour la première fois, leurs créations photographiques, peintes et en céramique ensemble dans une vaste installation-performance où ils cherchent à provoquer des sentiments de beauté, de désir et de dégoût. Aux côtés d’une grande table présentant un banquet orgiaque, des salons sont consacrés aux univers surréaliste de René Magritte, féminin de Chantal Ackerman ou encore végétal de Jean Lurçat. À la manière de cabinets de curiosités ou d’amateurs, les artistes partagent leur lecture décalée et exubérante de l’histoire de l’art, au plus près des ressorts cachés, réprimés ou censurés de l’âme humaine.
Commissaire : Dorothée Duvivier
Chantal Maes ... puisque bafouillent aussi les astres
Première grande rétrospective de la photographe belge Chantal Maes (Bruxelles, 1965), l’exposition ... puisque bafouillent aussi les astres redéploie toute son œuvre en articulant séries connues, ensembles inédits et travaux récents, produits spécialement pour l’occasion.
Cette proposition est issue d’un travail de fond, initié il y a plus de trois ans avec l’artiste par Jean-François Chevrier et Élia Pijollet, sur le corpus constitué en 30 années d’activité : images photographiques de différents types, mais aussi captations vidéo et sonores, et performances filmées liées à l’expérience du bégaiement. La lecture de l’œuvre se veut autant rétrospective (elle rend visible un corpus solide, divers et structuré) que projective, ouvrant sur des travaux à venir.
L’exposition est faite d’éléments agencés selon une logique constructive. Ces deux notions d’"élément" et de "construction" ont guidé les commissaires tout au long des échanges répétés avec l’artiste. Construction plastique, bien sûr, puisqu’il s’agit d’art, mais aussi biographique, l’activité artistique étant indissociable de la construction biographique (au sens d’une "construction de soi" et non d’une fiction délibérée).
Images photographiques de types et formats divers, anciennes et inédites, séquences vidéo et enregistrements sonores, produits entre 1989 et 2025, sont articulés selon l’idée sous-jacente d’un cinéma sur papier : la visite de l’exposition devient une sorte d’expérience cinématographique dans l’œuvre de l’artiste.
Commissaires : Jean-François Chevrier et Élia Pijollet
INFORMATIONS PRATIQUES
Campus Charleroi Métropole
22 Boulevard Solvay
6000 Charleroi
Date
Du 31 janvier 2026 au 3 mai 2026
Horaires
Du mardi au dimanche, 10:00 > 18:00
Tarifs
Adultes : 6 €
Seniors : 4 €
Étudiants et demandeurs d'emploi : 3 €
Ticket Article 27 : 1,25 €
Gratuit pour les enfants de moins de 12 ans et le premier dimanche de chaque mois.