Elles étaient si jolies ….. NOS FAGNES !!!!! Des paysages disparus à jamais !!!

L'incendie, qui a déjà ravagé environ 3.000 hectares, est l'un des plus importants feux de forêt de l'histoire de la Belgique.
Le travail des pompiers durera encore "des semaines"
L'incendie de 1911 avait épargné deux Fagnes touchées par le feu de 2026
Les Amis de la Fagne "sous le choc" face aux ravages de l'incendie
Le président de l'ASBL Les Amis de la Fagne s'est dit "sous le choc", lundi, face à la destruction d'une grande partie de la réserve naturelle des Hautes Fagnes par l'important incendie en cours.
"Même dans nos cauchemars, nous n'avions jamais imaginé qu'un incendie puisse détruire une si grande surface", a déclaré Jean Collard, président de cette association qui compte 800 membres.
Sur les 6.000 hectares que compte la réserve naturelle des Hautes Fagnes, 3.000 sont partis en fumée. La Fagne des Deux Séries, la Fagne de Cléfaye et la Fagne wallonne ont brûlé, a déploré M. Collard. "C'est un drame incroyable au niveau écologique."
Des tourbières hautes très spécifiques ont été brûlées. Les dégâts pourraient être irréparables à certains endroits, car le feu peut pénétrer profondément dans le sol et continuer à couver pendant plusieurs mois, potentiellement jusqu'à l'hiver.
Au-delà du choc, les responsables de l'ASBL sont également en colère contre les autorités, qui n'ont selon eux pas eu le courage d'interdire les accès alors que les risques d'incendie étaient connus depuis des semaines.
"On se doutait bien que cela allait arriver en Belgique aussi", a dit M. Collard.
Après l'incendie de 2011, qui avait détruit 1.250 hectares, un plan de coordination a vu le jour pour pouvoir mieux protéger les endroits inaccessibles, mais il n'a toujours pas été mis en œuvre. "Le feu a pris l'avance", a regretté le président des Amis de la Fagne. "Les décisions importantes sont prises trop tard."
La destruction des tourbières entraîne avec elle la "disparition de 11.000 ans d'histoire", s'est désolé le responsable de l'ASBL. Les tourbières des Hautes Fagnes se sont constituées progressivement depuis la fin de la dernière glaciation. Leurs différentes couches constituent une archive naturelle des évolutions de l'environnement au cours des millénaires, notamment grâce aux pollens, aux restes végétaux et aux micro-organismes qui y sont conservés.
La faune des tourbières sera également fortement affectée, notamment les espèces spécialisées dans ces milieux. Il faudra toutefois des années pour mesurer précisément l'ampleur des dégâts et les conséquences de l'incendie sur la biodiversité.
Ce qu’un veilleur des fagnes nous aurait probablement exprimé :
Des centaines d’hectares de Fagnes dévorés par les flammes.
Des décennies de vie sauvage, de silence pur et d'équilibre fragile réduites en cendres
Et au cœur de ce paysage calciné, une vérité brutale : un simple geste d'inattention, une négligence humaine de trop, des priorités non prises en compte.
La Terre ne nous demande pas de la sauver pour sa propre survie. Elle nous a vu arriver, et elle nous survivra.
Chaque forêt qui brûle, chaque tourbière qui disparaît, c'est un morceau de notre propre histoire, de nos souvenirs et de l'avenir de nos enfants qui part en fumée.
Nous faisons partie de cette nature. Lorsque nous la blessons, nous nous blessons nous-mêmes.
Il est temps de troquer l'indifférence pour un profond respect.
Et avant tout respecter ces gens qui luttent depuis des jours pour préserver nos paysages, l’humain, la biodiversité, la planète…
Prendre soin de la planète n'est pas une contrainte administrative ou une mode : c'est un acte d'amour, de gratitude et de maturité.
Ramasser un déchet, éteindre une braise, protéger un brin de vie, ne pas jeter ses déchets là où la flore et la faune partagent le territoire,
c'est choisir de préserver la beauté du monde plutôt que de la contempler dans les livres d'histoire.
Regardons nos paysages non pas comme des ressources à consommer, mais comme des trésors sacrés qu'on nous a confiés.
Faisons en sorte que le cri de douleur des Fagnes soit le dernier avertissement, avant que nous n'apprenions enfin, à marcher sur cette Terre avec la douceur qu'elle mérite.
En mémoire d’oncle Léo















































































