Trois élèves de l'athénée royal Verdi sont en finale d'un concours de vulgarisation scientifique en anglais : "C'était une très chouette expérience"

Anthony, Alice et Victoria sont finalistes du concours "It's not rocket science" où ils ont vulgarisé le sujet des tremblements de terre en région verviétoise.
Depuis 2023, l'université de Namur organise un concours de vulgarisation scientifique appelé "It's not rocket science" (NDLR : qu'on peut traduire par "C'est pas sorcier"). Concours autrefois réservé uniquement aux élèves de 1re année de bachelier scientifique, l'école a décidé de l'ouvrir, cette année, aux élèves de 5e et 6e secondaire d'écoles wallonnes. Une opportunité que quelques étudiants de l'athénée royal Verdi, à Stembert (Verviers), ont saisie.
Présenter une particularité de sa région, de sa ville ou des alentours
C'est donc encadré par deux professeurs de l'école qu'un petit groupe d'élèves de Verdi s'est lancé dans le concours. "En trio, chaque groupe devait expliquer un fait scientifique, historique ou géographique en lien avec leur région", explique Alexandra Henrot, professeure de physique à l'athénée royal Verdi et co-encadrante du projet. Après avoir choisi sa thématique, chaque trio a fait des recherches et a préparé un texte en anglais".
Alors pourquoi en anglais ? Tout simplement parce que c'est la langue des sciences. Bien que les élèves soient en immersion anglaise, ils ont tout de même pu compter sur l'expertise d'un professeur d'anglais de l'établissement pour les aider à perfectionner leurs textes.
Une fois ceux-ci réalisés, il restait à produire une vidéo de 2 minutes. "Les élèves devaient se filmer avec des plans en extérieur, pour montrer la particularité de la région qu'ils avaient choisie. Le rendu devait être un montage vidéo réalisé avec leur téléphone, sans utiliser des logiciels de professionnels", complète la professeure de physique.
Au total, 57 vidéos provenant de dizaines d'écoles wallonnes ont été envoyées pour le concours.
Un tremblement de terre qui a presque détruit Verviers en 1692
Pour Alexandra Henrot, toute la difficulté du concours résidait dans la pratique de la vulgarisation scientifique. "Simplifier sans faire d'erreurs est un exercice difficile. C'était chouette de les voir apprendre cela, ajoute-t-elle. J'ai beaucoup aimé les voir travailler en groupe et avoir pu échanger avec eux en dehors du cadre scolaire. L'expérience était très chouette". Elle souligne également l'intérêt de traiter une thématique locale. "En plus d'être sympa à réaliser, le projet nous a permis de découvrir des choses de la région qu'on ne connaissait même pas nous-mêmes, en fouillant dans les thématiques possibles à proposer aux élèves".
Un constat que partagent Anthony, Alice et Victoria. Tous les trois élèves à l'athénée Verdi, ils évoquent une expérience "très enrichissante et prestigieuse". En plus d'être fiers d'avoir participé, ils ont également l'honneur d'avoir été sélectionnés pour la finale du concours. Dans leur vidéo intitulée When the ground speaks : an earthquake in Verviers ??, le trio a traité et mis en scène le tremblement de terre de 1692 avec l'explication scientifique qui lui est liée.
Un sujet qui s'ancre finalement un peu, malgré lui, dans l'actualité vu le léger tremblement de terre ressenti à Jalhay et en région verviétoise la semaine dernière.
Et la suite ?
Toute cette semaine, jusqu'au dimanche 29 mars 2026, se déroule le Printemps des sciences. À cette occasion, les sept vidéos finalistes sont soumises aux votes du public pour déterminer laquelle est la meilleure. Vous pouvez dès maintenant aller voter via ce lien.
Et pour les trois étudiants et leurs professeurs, ils devront faire preuve d'encore un peu de patience car ils ne seront conviés à Namur pour la proclamation des résultats que le mercredi 1er avril 2026. "On a quand même la pression vu les écoles qui concourent aussi", nous glissent discrètement les finalistes, en ayant tout de même un espoir de gagner.
Delphine Grote ( L’Avenir )









